Les agents de la Minière de Bakwanga (MIBA) ont de nouveau manifesté leur mécontentement ce vendredi 14 août à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Ils ont bloqué l’accès au polygone minier de l’entreprise, notamment à l’aide de barricades et de pneus brûlés.

Cette mobilisation intervient alors que les travailleurs réclament le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires et la relance effective des activités de la société minière.

Contacté par Actualité.cd, le président de la délégation syndicale de la MIBA, Febatard Ntumba, affirme que les travailleurs n’ont plus perçu régulièrement leur salaire depuis le début de l’année:

« Depuis janvier 2026, aucun salaire n’a été payé aux agents. Nous avons seulement reçu un reliquat de l’année 2025. Aujourd’hui, les travailleurs sont dans une situation très difficile et nous demandons à la direction et aux autorités de prendre des dispositions urgentes », a déclaré Febatard Ntumba à Actualité.cd.

Malgré le mouvement de protestation, un service minimum reste assuré dans certains secteurs sociaux de la MIBA, notamment les établissements scolaires et les structures sanitaires.

Les organisations syndicales préviennent cependant qu’une paralysie plus large pourrait être déclenchée si aucune réponse concrète n’est apportée à leurs revendications.

Cette manifestation est la deuxième organisée par les agents de la MIBA en l’espace d’une semaine. Ils demandent également des mesures permettant de relancer durablement les activités de cette entreprise minière publique, confrontée depuis plusieurs années à d’importantes difficultés financières et opérationnelles.

Michel Cyala