
Des partis d’opposition, regroupés au sein de la coalition C64, s’opposent à nouveau au renvoi de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum au Parlement par le président de la République pour intégrer les réserves formulées par la Cour constitutionnelle.
« Le projet de changement des constitutions n'est du tout pas abandonné. Le renvoi au Parlement de la loi portant délibération du référendum pour une nouvelle constitution ne constitue ni l'héritier de cette loi, ni une renonciation formelle au projet de changement des constitutions », soulignent ces opposants dans leur déclaration commune lue par Jean Marc Kabund.
Pour la C64, il n'est pas question de réviser ou de changer la constitution moins encore d’organiser un referendum en RDC, dans le contexte actuel marqué par l’occupation d’une partie du territoire national par des forces étrangères.
Dans un pays confronté à la guerre et à l'occupation d'une partie de son territoire, selon la même source « le risque de compromission de la cohésion nationale et de la balkanisation, qui fait peser un tel projet, constitue une menace supplémentaire artificiellement créée pour notre indépendance nationale, notre souveraineté et l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ».
Jean Marc Kabund dénonce un élan de consolidation des dérives autoritaires, d'engagement continu du régime Tshisekedi dans la rébellion contre l'ordre constitutionnel et des risques avérés de balkanisation de la RDC. Il invite la population congolaise à la vigilance.
La proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum fera l’objet d’une nouvelle délibération au Parlement dès la prochaine session ordinaire de septembre. Cette décision intervient à la demande du Président de la République, alors même que le texte avait déjà été adopté en termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle.
Dans une lettre adressée, le 10 août 2026, aux présidents de deux chambres du Parlement, le Chef de l’État souhaite voir les observations de la Cour constitutionnelle intégrées directement dans le texte afin d’en renforcer la clarté et la sécurité juridique.