
Pour lutter contre la désinformation, les discours haineux et les contenus inappropriés sur Internet, l'expert en communication digitale Franck Kayombo préconise l'établissement d'une Cellule de suivi et de contrôle des publications numériques au sein du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), géré par Christian Bosembe.
Dans une lettre ouverte adressée à la direction de cet organe régulateur lundi 17 août, cet expert plaide pour un dispositif axé prioritairement sur l'encadrement et la sensibilisation des usagers.
Privilégier l'éducation à la sanction
Inscrite dans le cadre des lois congolaises sur le numérique, cette initiative vise à doter le CSAC d'une équipe spécialisée dans la surveillance des plateformes sociales. L'auteur de la proposition insiste sur la mise en œuvre d'un programme national d'éducation aux médias sociaux afin de guider la jeunesse vers un usage responsable de la technologie, estimant que la prévention offre de meilleurs résultats que la censure ou le blocage.
Le procureur général instruit les OPJ de rechercher les auteurs d’infractions
Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a instruit lundi 17 août 2026 les officiers de police judiciaire de rechercher activement les auteurs d’infractions commises sur les réseaux sociaux. Il leur demande notamment de se saisir d’office, sans attendre le dépôt d’une plainte, et de transmettre les procès-verbaux au ministère public pour d’éventuelles audiences en flagrance.
Devant les responsables de la police judiciaire, Firmin Mvonde a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérive » sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo.
« Trop, c’est trop », a-t-il lancé, appelant les officiers de police judiciaire à assumer pleinement leur rôle dans la recherche, la constatation et la répression des infractions.
Le procureur général a particulièrement insisté sur les infractions liées au numérique. Il a demandé aux OPJ de ne plus attendre qu’une plainte soit déposée avant d’intervenir.
« Vous vous saisirez d’office de ces infractions », a-t-il notamment instruit.
Selon lui, les procès-verbaux établis devront, lorsque les conditions sont réunies, être transmis au ministère public afin de permettre la tenue d’audiences en flagrance.