La rentrée scolaire 2026-2027 a débuté mardi 1er septembre à Gemena, dans la province du Sud-Ubangi, alors que plusieurs infrastructures scolaires publiques restent inachevées. Certains de ces chantiers, réalisés dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), sont à l’arrêt, selon des responsables d’établissements, rapportent des témoins.

À l’Institut Picot, par exemple, les travaux engagés dans le cadre de ce programme n’ont pas été achevés. Le chef d’établissement, Jean-Mathieu Mbunza, appelle les autorités à intervenir pour permettre la finalisation des ouvrages.

Des travaux à l’arrêt

Selon Jean-Mathieu Mbunza, les bâtiments de l’Institut Picot restent inachevés après l’abandon du chantier par l’entreprise AronSefu, chargée de l’exécution des travaux dans le cadre du PDL-145T.

Le responsable scolaire sollicite l’implication des autorités nationales et provinciales pour achever les infrastructures et améliorer les conditions d’accueil des élèves.

Cette situation intervient au moment où les écoles publiques de Gemena connaissent une reprise encore timide. À l’Institut Picot, seuls 83 élèves ont été enregistrés le premier jour, pour un établissement qui compte 28 salles de classe.

Une rentrée dans des conditions différentes

Dans d’autres établissements privés, la reprise des cours s’est faite avec une fréquentation plus importante, rapportent nos sources dans la région. Au complexe scolaire privé Les Aiglons, plus de 365 élèves ont rejoint leurs classes dès le premier jour.

Les responsables scolaires espèrent toutefois une augmentation progressive des effectifs dans les prochains jours, alors que les familles poursuivent leurs démarches de rentrée.