Publié le mer, 02/09/2026 - 16:00 | Modifié le mer, 02/09/2026 - 16:01

À l’approche de la saison des pluies, le Gouvernement congolais déploie une stratégie nationale de lutte antiérosive pour sécuriser les populations et les infrastructures, rapporte la Primature. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion stratégique avec plusieurs membres du Gouvernement, dont les ministres de l’Économie, du Budget, des Infrastructures et des Finances.

Cette initiative vise à répondre aux risques d’érosions et d’inondations qui menacent Kinshasa et plusieurs provinces du pays.

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a détaillé une stratégie articulée autour de trois horizons :

  • Phase d’urgence (0-1 an) : interventions prioritaires sur les sites les plus dangereux.
  • Phase de moyen terme (1-5 ans) : études et actualisation des plans directeurs des grandes villes.
  • Phase de long terme (jusqu’à 10 ans) : réponse structurelle et durable, avec meilleure planification urbaine et occupation rationnelle de l’espace.

Une coordination nationale

Judith Suminwa coordonne personnellement les actions de prévention. Le Gouvernement insiste sur la nécessité d’adapter les interventions aux réalités locales et de conduire les travaux jusqu’à leur achèvement pour éviter que les ouvrages ne soient fragilisés.

Outre la capitale, plusieurs villes comme Kikwit sont confrontées à des centaines de têtes d’érosion menaçant habitations, routes et infrastructures essentielles. La réponse ne peut plus se limiter à des interventions ponctuelles, mais doit s’accompagner d’une réorganisation progressive de l’urbanisation.

À Kinshasa, un collecteur de 6 km est en construction pour canaliser les eaux de l’érosion Bolikango (Ngaliema) vers le fleuve Congo. Entièrement financé par le Gouvernement central et exécuté par l’Entreprise Aaron Sefu (EAS), ce chantier illustre la volonté de protéger durablement les vies, les habitations et les infrastructures.

Dans la même catégorie