Publié le mar, 08/09/2026 - 13:54 | Modifié le mar, 08/09/2026 - 13:54

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) condamne les violences et menaces dont aurait été victime Ikobia Bahati, procureur de la République et chef du Tribunal de paix de Makiso, à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Dans un communiqué daté du 7 septembre 2026, l’institution réagit à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montrent des éléments de la police s’en prendre au magistrat lors d’une opération de lutte contre l’insalubrité dans la ville de Kisangani.

Le CSM rappelle que les magistrats bénéficient de la protection de l’État en raison de leurs fonctions. Il exige l’ouverture d’une enquête approfondie et des sanctions contre les auteurs des violences.

L’institution appelle également les autorités compétentes à garantir la sécurité des magistrats sur l’ensemble du territoire. Elle estime que de tels actes portent atteinte à l’indépendance de la justice et à l’État de droit.

Des policiers placés en garde à vue

Selon des sources policières à Kisangani, une enquête judiciaire a été ouverte après l’agression présumée du procureur. Certains policiers impliqués ont été interpellés et placés en garde à vue, dont l’officier qui aurait donné l’ordre de s’en prendre au magistrat.

Le CSM dit attendre que les responsabilités soient établies et que les suites appropriées soient données à cette affaire.

Au moment de la mise en ligne de cet article, la police n’avait pas encore réagi à ces faits.

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