La situation sécuritaire et humanitaire s’est dégradée depuis l’incursion des rebelles de l’AFC/M23 à Kaniola, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu , selon la société civile locale et le gouvernement provincial, mardi 8 septembre.
Les acteurs locaux font état de plusieurs violations des droits humains contre les populations civiles, notamment des assassinats, des pillages, des incendies de maisons et des arrestations arbitraires.
Des violences sexuelles et des enrôlements forcés dénoncés
Des témoignages recueillis sur place font également état de violences sexuelles commises contre des femmes, notamment à domicile ou dans les champs. La société civile et des notables de Kaniola dénoncent notamment des viols qu’ils présentent comme un moyen de terroriser les communautés.
Des cas présumés d’enrôlement forcé de civils sont également rapportés par des notables originaires de la région.
La société civile dénonce par ailleurs des arrestations et des représailles visant des femmes, sur la base de soupçons de collaboration avec les Wazalendo ou de liens familiaux avec des jeunes ayant quitté la zone.
Le gouvernement provincial condamne
Au nom du gouvernement provincial du Sud-Kivu, le porte-parole, Me Luganywa-Bashizi Didier, a condamné ces exactions. Il estime qu’aucun motif lié à la sécurité ne peut justifier la torture, l’humiliation ou les punitions collectives visant des civils.
L’exécutif provincial appelle à l’arrêt des persécutions et demande que les démarches nécessaires soient entreprises afin que les personnes responsables de ces actes soient traduites en justice.