Publié le mer, 09/09/2026 - 23:38 | Modifié le jeu, 10/09/2026 - 00:17

La mesurette de maïs de 3,5 kilos connaît une nouvelle hausse sur les marchés de Mbuji‑Mayi (Kasaï Oriental). Elle se vend désormais entre 5 000 et 5 500 francs congolais, contre 3 100 FC auparavant. Cette flambée accentue la pression sur des ménages déjà éprouvés par la cherté de la vie.
Lors d’une réunion convoquée lundi par le gouverneur de province, les vendeurs ont évoqué plusieurs facteurs :
- Rupture de stocks,
- Période de semis,
- Retard d’acheminement des wagons par la SNCC vers Mwene‑Ditu.
Un vendeur explique :
« Pour tracter le wagon de Kabongo jusqu’à Mwene‑Ditu, nous attendons près de cinq mois. Le prix du maïs varie selon l’approvisionnement ».
La hausse crée un déséquilibre dans de nombreuses familles.
« C’est difficile de vivre avec les enfants. On achetait la mesurette à 3 000 francs. La vie devient intenable », témoigne une mère de famille.
Dans les dépôts du Service national, le prix officiel du sac de 16 mesurettes reste fixé à 50 000 FC depuis le début de l’année. Mais la demande est telle que les acheteurs affluent dès les premières heures, souvent contraints de repartir les mains vides.
« Pour avoir un sac de maïs ici, c’est difficile. Hier, nous étions là jusqu’au soir, mais nous n’avons rien obtenu », témoigne une habitante.
Face à la flambée des cours, certains acteurs locaux préconisent l’activation d’une politique provinciale de réserves alimentaires, afin de stabiliser les prix et garantir l’approvisionnement des ménages.