
En visite officielle à Beni (Nord‑Kivu), le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et coordonnateur humanitaire résident en RDC, Damien Mama, a appelé mercredi à renforcer le déploiement des équipes pour soutenir la riposte contre Ebola et l’action humanitaire.
Reçu par le gouverneur militaire, le général‑major Evariste Somo Kakule, Damien Mama a insisté sur la nécessité d’augmenter les moyens consacrés à la riposte.
« Il est important d’augmenter les moyens, de renforcer le déploiement des équipes pour soutenir la riposte », a‑t‑il déclaré.
Cette visite s’inscrit dans une démarche de concertation avec les autorités provinciales, les agences des Nations unies, les acteurs humanitaires et les communautés locales, afin d’évaluer les besoins et de renforcer la coordination.
Une épidémie préoccupante
La situation épidémiologique dans le Nord‑Kivu reste une préoccupation majeure. L’Ituri a constitué jusqu’ici l’épicentre de l’épidémie, mais Damien Mama appelle à prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter une extension de la maladie dans la province voisine.
Il souligne que les ressources mobilisées doivent être proportionnelles à la vitesse de propagation et que la détection d’une transmission communautaire impose une intervention rapide pour interrompre les chaînes de transmission.
Sécuriser l’accès humanitaire
La question de l’accès humanitaire a également été au centre des discussions. Damien Mama a rappelé que la défense de cet accès constitue une responsabilité essentielle de son mandat.
« Les humanitaires ici sont impartiaux, aucun humanitaire ne doit être attaqué », a‑t‑il affirmé, appelant les autorités à sécuriser les axes permettant aux équipes d’accéder aux populations vulnérables.
Pour Damien Mama, la réponse à Ebola doit être intégrée dans une approche humanitaire plus large, tenant compte des autres vulnérabilités : insécurité alimentaire, continuité des soins, déplacements de populations et fragilité économique.
Il a salué l’engagement de l’autorité provinciale, tout en soulignant la nécessité d’un soutien accru des autorités nationales, des équipes des Nations unies, de la MONUSCO et de l’ensemble des acteurs humanitaires.
« Nous sommes conscients qu’il est important que la question d’Ebola soit associée à la réponse humanitaire globale », a‑t‑il relevé.