Près d’une année après avoir été agressé, l’ex-journaliste kinois Pero Luwara assure, pour la troisième fois, avoir été attaqué par des individus non identifiés. Dans une interview accordée à la presse néerlandophone sur son lit d’hôpital, « CPL » (Claude Pero Luwara) pointe un doigt accusateur vers le régime de Felix Tshisekedi. Pour lui, «il ne fait que son travail de journaliste».
Qui est le commanditaire des agressions successives dont a été victime Péro Luwara ? Felix Tshisekedi ? Ma Denise Nyakeru ? Les barbouzes du M23/AFC/RDF ? Pour les anti-fatshistes, la question ne se pose pas. Ceux-ci tiennent, en guise de « preuve », les « philippiques » de l’ancien journaliste du média «Digital Congo» de Jaynet «Kabila». Sa cible : le couple Tshisekedi.
Lors du premier incident du genre, survenu le 28 août 2025, à Tienen (Tirlemont), Bibi Kapinga qui faisait équipe avec Pero s’est empressée de crier haro sur le « communicateur de la République » Guilly Bokwala, alias «Pasteur Gullit». Celui-ci effectuait, à l’époque, une visite en France et en Belgique.
Selon Kapinga, Pasteur Guillit « était » porteur d’une importante somme d’argent – ‘400 000 €’ ? – pour financer une « expédition punitive » contre Luwara. « Je venais de sortir de la voiture, je prenais des affaires dans le coffre, lorsque j’ai reçu un violent coup sur la tête ». C’est Pero qui parle. D’après lui, les assaillants voulaient le tuer. Guillit Bokuala protesta vigoureusement qualifiant la dame Kapinga d’affabulatrice.
Le temps est l’allié de la vérité
L’affaire Pero a fait, en ce mois d’août 2025, la Une de plusieurs médias. C’est le cas notamment du TV5 Monde et des médias flamands. « Il faut laisser le temps au temps », dit un vieil adage. Un vieil adage vulgarisé par l’ancien président français François Mitterrand. En clair, le temps est l’allié de la vérité.
Luwara et dame Kapinga se regardent désormais en chiens de faïence. Ce qui devait arriver arriva. L’ancienne animatrice des émissions musicales a sorti – tardivement ? – l’artillerie lourde : « Pero Luwara a été attaqué pour avoir hébergé une dame mariée en instance de divorce». Tiens ! Tiens. Et pourtant Bibi avait imputé le « coup » au président Felix Tshisekedi. D’après Bibi, la dame mariée hébergée par Luwara n’être autre que la journaliste Tshisinga, mieux connue sous le nom de «Pamela Grâce». Une proche de Corneille Nangaa et du M23/AFC/RDF.
Ces derniers temps, Pero a semblé prendre des distances par rapport aux « libérateurs » autoproclamés qui occupent les villes de Goma et de Bukavu et le poste-frontière de Bunagana. Sieur Luwara accuse Nangaa et ses nouveaux amis d’avoir perdu le sens du « combat » par la bagatelle et l’embourgeoisement. On assiste à une guerre ouverte entre les deux comparses qu’étaient Kapinga et Luwara.
Deux questions turlupinent les esprits : Qui en veut (finalement) à Pero Luwara ? Faudrait-il faire foi aux propos de Bibi Kapinga qui s’est rétracté après avoir accusé « Fatshi » en août 2025 ? Pero serait-il dans le viseur de ses anciens amis basés à Goma ? D’aucuns estiment que l’ex-journaliste kinois était menacé. « La Belgique n’est pas un pays sûr pour les gens que Kin veut éliminer, intimider ou faire taire ».
Nemo auditur…
L’homme qui tient ces propos est bien connu sur les réseaux sociaux. Il fait partie des trolls du régime de Kagame. L’homme se reconnaitra. Selon lui, les autorités belges savaient que Pero était menacé. Elles devaient protéger le « journaliste ». Interrogé sur son lit d’hôpital, le principal intéressé ne dit pas autre chose : « Je ne fais que mon travail de journaliste ».
Pero Luwara a fait, selon ses propres dires, cinq années d’étude en Journalisme dans l’ex-Ifasic à Kinshasa. Le journaliste a fait le choix de régler des comptes en lieu et place de rapporter des faits et des opinions exacts à défaut d’être objectifs. Il n’a cure du respect de la vie privée. La diffamation, la calomnie et les accusations sans fondement. Tout y passe.
D’après Pero, « il ne fait que son travail de journaliste ». Sans doute. Les latinistes , eux, ne cessent de rappeler ce dicton : « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans ». Nul n’est entendu invoquant ses propres turpitudes.
Et si Pero Luwara était (finalement) victime de ses propres turpitudes ?
B.A.W.