Après le passage du Service national sur plusieurs artères de la ville de Kinshasa, certains endroits retombent rapidement dans l'insalubrité. Cette situation est attribuée aux mauvaises habitudes de certains Kinois qui continuent à jeter leurs déchets le long des chaussées, malgré les avertissements des autorités.

Ce constat a été fait vendredi 11 septembre 2026 par des reporters de Rado Okapi sur le tronçon situé entre le rond-point Mandela et la Haute École de Commerce (HEC), sur l'avenue de la Libération, anciennement dénommée avenue du 24 Novembre (Gombe).

Sur le boulevard Lumumba, par exemple à la hauteur de Debonhomme, Entrée Abattoir ou Quartier 1, certains petits commerçants ont repris du service, souvent dans la soirée. Pourtant, ils étaient délogés parce qu’ils sont accusés d’être à la base de l’insalubrité.  

Sachets, bouteilles en plastique, emballages et autres détritus jonchent de nouveau plusieurs axes de la capitale, pourtant récemment assainis par les agents du Service national. Ces espaces redeviennent ainsi des dépotoirs à ciel ouvert, comme auparavant.

Appel à la prise conscience collective

Sur le tronçon Mandela-HEC, à peine les travaux d'assainissement achevés, les immondices réapparaissent déjà en grande quantité. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur le comportement de certains habitants de la ville.

Face à ce constat, plusieurs usagers appellent à une prise de conscience collective. Ils estiment que la propreté de Kinshasa ne dépend pas uniquement des opérations de nettoyage menées par les autorités, mais aussi du civisme de chaque citoyen.

La population congolaise en général, et les Kinois en particulier, est ainsi appelée à mieux gérer ses déchets afin de contribuer à l'assainissement de la ville et à la préservation de la santé publique. Une telle attitude permettrait également de prévenir plusieurs maladies liées au manque d'hygiène et à l'insalubrité.