
Un comité d’organisation préliminaire à la mise en place de la commission préparatoire du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État est institué sous l’autorité du Président de la République, Félix Tshisekedi.
L’ordonnance présidentielle instituant ce comité a été lue dimanche 13 septembre sur les antennes de la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC) par la porte-parole du chef de l’État, Tina Salama.
Selon cette ordonnance, le comité est chargé de prendre les dispositions matérielles et logistiques nécessaires à la préparation et à la tenue du dialogue national. Il doit notamment favoriser des rencontres préalables avec les différentes composantes en vue de la mise en place de la commission préparatoire.
Il doit également identifier les besoins matériels, financiers, techniques, sécuritaires, logistiques, communicationnels et protocolaires nécessaires au processus.
Le comité est aussi chargé, suivant les orientations du président de la République, d’établir les contacts nécessaires avec les partenaires nationaux et internationaux et de proposer des mesures pour assurer la préparation du dialogue.
Composition du comité
Le comité comprend un coordonnateur, un coordonnateur adjoint et des membres, tous désignés par le président de la République. « Celui-ci peut également y adjoindre toute personne ou personnalité dont l’expertise est jugée nécessaire », précise l’ordonnance.
Un secrétariat technique composé de onze experts, eux aussi désignés par le président de la République, est rattaché au comité. Il doit notamment préparer les réunions et les documents de travail, réaliser les études et analyses nécessaires et centraliser les contributions issues des consultations.
« Le comité exerce sa mission sous l’autorité directe du président de la République et lui rend régulièrement compte de l’évolution de ses travaux par l’intermédiaire de son directeur de cabinet », a précisé Tina Salama.
Ses réunions sont convoquées par le coordonnateur et doivent privilégier la recherche du consensus. Le comité peut également consulter toute personne physique ou morale dont l’expertise est susceptible d’éclairer ses travaux.
Selon l’ordonnance, la mission du comité accompagne « toute la vie du processus du dialogue » et prend fin avec la remise de son rapport final. Les dépenses liées à son fonctionnement et à celui du secrétariat technique sont prises en charge par le Trésor public.