Publié le lun, 14/09/2026 - 06:16 | Modifié le lun, 14/09/2026 - 06:16

Les journaux parus ce lundi dans la capitale se focalisent sur la signature de l’ordonnance présidentielle instituant le Comité d’organisation préliminaire du dialogue national, ainsi que sur le climat de tension qui entoure la rentrée parlementaire prévue ce mardi 15 septembre.

Congo Nouveau qui titre à sa Une : « Avec un comité d’organisation verrouillé, Tshisekedi devient l’alpha et l'oméga de son dialogue ». 
Le tri-hebdomadaire analyse le texte signé le 13 septembre par le chef de l’État comme un processus sous contrôle total de la présidence. Le journal explique que ce Comité préliminaire est placé sous l'autorité directe de Félix Tshisekedi, qui nomme, révoque ses membres et oriente ses travaux par l'entremise de son directeur de cabinet. Congo Nouveau souligne l'absence de publication de la liste des membres et des onze experts du Secrétariat technique, ainsi qu'une obligation de confidentialité imposée aux participants. Le confrère relaie les inquiétudes de l'opposition et d'une partie de la société civile, qui dénoncent un risque de « monologue » et réclament une médiation indépendante.
De son côté, Le Potentiel analyse le cadrage institutionnel du Dialogue national instauré par le chef de l'État. Le quotidien souligne que Félix Tshisekedi conserve la haute main sur les préparatifs à travers un comité d'organisation directement rattaché à son autorité. Le Potentiel rappelle que les travaux préparatoires visent à consulter les 26 provinces du pays, tout en précisant que le dialogue se tiendra exclusivement sur le territoire national sans suspendre le fonctionnement des institutions.
Le média en ligne, 7sur7.cd revient en détail sur la structure de l'ordonnance présidentielle. Le média note que ce Comité préliminaire a pour mission de mener des consultations dans les 26 provinces du pays et d'élaborer un rapport avant la convocation officielle du Dialogue national.
L'Agence Congolaise de Presse (ACP) souligne la mise en place de cet organe préparatoire sous la supervision directe de la Présidence de la République. L'agence officielle rappelle que cette démarche vise la recherche de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.

A propos de la rentrée parlementaire ce 15 septembre 
L'autre grand rendez-vous de la semaine : la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale, prévue ce mardi 15 septembre dans un contexte d'épreuve de force.
La Tempête des Tropiques braque ses projecteurs sur cette échéance cruciale. Face aux appels croisés à la mobilisation et à la contestation, le quotidien indépendant lance un appel à la retenue à l'endroit du pouvoir et de l'opposition afin d'éviter tout dérapage dans la capitale.
Le quotidien Infos27 aborde la rentrée sous l'angle du grand test démocratique et institutionnel pour la capitale. Dans son éditorial intitulé « Le Palais du peuple n'est pas une cible », le journal salue la décision républicaine du bureau de l'Assemblée nationale de maintenir l'ouverture de la session à 13 heures de plein droit, estimant que l'activité parlementaire ne doit pas devenir l'otage des manifestations de rue.
Dans ses colonnes, Le Phare confirme que la rentrée aura bel et bien lieu en plein jour : l'Assemblée nationale se réunira à 13h et le Sénat ouvrira sa session à 11h, rejetant ainsi officiellement la demande du président intérimaire de l'UDPS, Augustin Kabuya, qui sollicitait un décalage à 18h pour éviter des affrontements avec l’opposition.
Actualite.cd consacre une série d'articles aux vives tensions de ces dernières heures. Le média en ligne rapporte que la Coalition Article 64 (C64) maintient son appel à manifester le 15 septembre pour protester contre toute tentative de révision ou de changement de la Constitution. Par ailleurs, Actualite.cd relaie l'appel de l'opposant Jean-Marc Kabund à « maintenir la pression », tandis que la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) invite les pouvoirs publics et les forces de l'ordre à privilégier la prévention plutôt que la répression.
De son côté, Le Phare apporte un éclairage appuyé sur la mise en garde de la CNDH, signée par son président Paul Nsapu. L'organe national exhorte les organisateurs (notamment ECIDé, Ensemble, LGD, Envol) et les manifestants à garantir le caractère strictement pacifique du rassemblement et à renoncer à tout port d'armes blanches ou incitation à la haine.
Verrouillage politique d'un côté, épreuve de force dans la rue de l'autre : la rentrée parlementaire s'ouvre sous de hauts enjeux politiques.
 

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