Les activités de riposte contre Ebola sont suspendues depuis lundi 13 septembre 2026 dans la zone de santé de Damas, territoire de Djugu (Ituri). Les agents de santé exigent le paiement de trois mois de primes de risque et de prestations, ainsi qu’un approvisionnement régulier en équipements de protection individuelle.

Dans une lettre adressée aux autorités sanitaires, consultée par lundi Radio Okapi, les professionnels de santé conditionnent la reprise de leurs activités à la satisfaction de ces revendications.

Toutes les activités à l’arrêt

Située à une centaine de kilomètres au nord de Bunia, la zone de santé de Damas est confrontée à un arrêt total des opérations de lutte contre Ebola.

Sont notamment suspendus :

  • La prise en charge des malades
  • L’entretien des centres de traitement
  • Le suivi des cas contacts
  • Les enterrements dignes et sécurisés
  • Les activités de sensibilisation aux mesures de prévention.

Médecins, infirmiers, hygiénistes et relais communautaires ont cessé le travail pour réclamer le paiement de trois mois de primes de risque et de prestations.

« Cette décision, bien que difficile au regard de l’urgence sanitaire, est la conséquence directe du non-respect respecté des promesses gouvernementales concernant la régularisation de nos droits légitimes », a déclaré un représentant du personnel médical.

Des équipements de protection réclamés

Les agents de santé demandent également un approvisionnement régulier en équipements de protection individuelle afin de réduire les risques de contamination dans l’exercice de leurs fonctions.

Jusqu’à présent, l’équipe de riposte n’a pas encore réagi officiellement à ces revendications.

La semaine dernière, les chauffeurs des véhicules et ambulances affectés à la riposte contre Ebola avaient déjà observé un arrêt de travail de quatre jours. Ils réclamaient également le paiement de trois mois de primes impayées.