Informer avec rigueur. Depuis le terrain.
Notre engagement
ACTUALITE.CD est un média d’information consacré à la République démocratique du Congo et aux enjeux qui la concernent.
Notre mission est d’informer, mais aussi d’aider à comprendre.
Nous racontons les faits. Nous les vérifions. Nous les replaçons dans leur contexte. Nous cherchons ce qu’ils révèlent, ce qu’ils changent et quelles conséquences ils peuvent avoir pour la société.
Notre journalisme commence par le réel : le terrain, les faits, les documents, les données, les témoignages et les sources.
Nous travaillons dans un environnement où l’information circule extrêmement vite. Une déclaration politique, une décision judiciaire, une attaque armée, un résultat électoral, une image ou une rumeur peuvent parcourir le pays en quelques minutes.
Notre métier n’est pas d’aller aussi vite que la rumeur.
Notre métier est de savoir, vérifier et raconter.
Être les premiers est une ambition. Être justes est une obligation.
ACTUALITE.CD n’est le média d’aucun parti, d’aucun gouvernement, d’aucune opposition, d’aucune entreprise, d’aucune institution, d’aucune religion et d’aucun groupe d’intérêt.
Notre première responsabilité est envers notre public.
Nous ne prenons pas parti entre les acteurs que nous couvrons. Nous prenons parti pour les faits, le droit du public à savoir, la dignité humaine et la recherche de la vérité.
Cette charte s’applique à tous ceux qui participent à la production éditoriale d’ACTUALITE.CD, à Kinshasa comme à travers notre réseau de correspondants, quels que soient le format et la plateforme de diffusion.
I. CHERCHER LES FAITS
1. L’exactitude avant la vitesse
ACTUALITE.CD cherche à informer rapidement. Mais aucune urgence, exclusivité ou recherche d’audience ne justifie une information approximative.
Nous préférons retarder une publication plutôt que diffuser comme vrai ce que nous n’avons pas suffisamment vérifié.
Mieux vaut être en retard que faux.
2. Observer avant de conclure
Le journaliste ne commence pas par une opinion. Il commence par observer, écouter, documenter, comparer et vérifier.
Nous ne cherchons pas des faits pour confirmer ce que nous pensions déjà.
Nous laissons les faits guider notre travail.
3. Douter, y compris de nous-mêmes
Le doute est une méthode journalistique.
Nous vérifions les versions officielles, les déclarations politiques, les chiffres, les images, les récits dominants et les informations qui circulent massivement.
Nous interrogeons également nos propres hypothèses et certitudes.
Une information n’est pas vraie parce qu’elle correspond à ce que nous pensions probable.
4. Le terrain
ACTUALITE.CD couvre la RDC depuis Kinshasa et à travers son réseau de correspondants.
Cette présence constitue l’une des forces de notre journalisme.
Lorsqu’un journaliste ou un correspondant peut observer, interroger et vérifier sur place, son travail constitue une source essentielle de notre couverture.
Nous ne racontons pas la RDC uniquement depuis les conférences de presse, les communiqués, les réseaux sociaux ou Kinshasa.
5. Dire ce que nous savons. Dire aussi ce que nous ne savons pas.
Dans une situation confuse ou évolutive, notamment lors d’un conflit, d’une crise, d’une élection, d’une catastrophe ou d’un événement en cours, ACTUALITE.CD ne remplit pas les zones d’incertitude par des suppositions.
Nous distinguons clairement :
ce qui est établi ;
ce qui est déclaré ;
ce qui est probable mais non confirmé ;
ce qui reste à vérifier.
Dire « nous ne savons pas encore » peut être un acte de rigueur journalistique.
II. CONSTRUIRE L’INFORMATION
6. Recouper
Une seule source donne une version. Le recoupement permet de construire une information.
Nous recherchons, lorsque cela est nécessaire et possible, plusieurs sources indépendantes : témoignages directs, documents, données, archives, experts et observations de terrain.
Plus une information est grave, sensible ou susceptible d’avoir des conséquences importantes, plus notre niveau d’exigence est élevé.
7. Privilégier les sources identifiées
Une source nommée est préférable à une source anonyme.
Nous pouvons protéger l’identité d’une source lorsque l’information présente un intérêt public et que son identification peut l’exposer à des risques ou empêcher l’accès à une information importante.
Le journaliste doit connaître l’identité de sa source, comprendre comment elle connaît l’information et examiner ses éventuels intérêts ou motivations.
Pour une information sensible, l’identité d’une source anonyme doit pouvoir être communiquée au responsable éditorial lorsque celui-ci l’estime nécessaire. Elle reste protégée par la rédaction.
8. Protéger nos sources
La confidentialité accordée à une source engage ACTUALITE.CD.
Nous protégeons avec rigueur l’identité des sources confidentielles ainsi que les notes, enregistrements, communications et documents non publiés susceptibles de permettre leur identification.
La confiance d’une source ne dispense jamais de vérifier ce qu’elle affirme.
9. Lire les documents et les chiffres, pas seulement les reproduire
Un communiqué n’est pas un article. Un rapport n’est pas un article. Un chiffre isolé n’explique pas une réalité.
Face à un document, nous cherchons notamment :
ce qui est nouveau ;
ce qui change ;
ce qui confirme ;
ce qui contredit ;
ce qui manque ;
et ce que le document permet réellement de conclure.
Un chiffre important doit être expliqué autant que possible par sa source, sa période, son périmètre et ses limites.
Nous ne transformons jamais une corrélation, une coïncidence ou une succession d’événements en causalité sans éléments permettant de l’établir.
10. Attribuer ce qui ne vient pas de nous
ACTUALITE.CD respecte le travail des autres médias et journalistes.
Une information exclusive obtenue par un confrère doit être attribuée lorsqu’elle est reprise et que nous ne l’avons pas établie indépendamment.
Le plagiat, le copier-coller non attribué, la fabrication de citations, de faits, de chiffres ou de sources sont incompatibles avec notre journalisme.
III. ÊTRE JUSTES AVEC LES FAITS ET LES PERSONNES
11. Une affirmation n’est pas un fait
Une accusation appartient à celui qui la formule.
Nous distinguons clairement les faits établis des déclarations, accusations, interprétations et hypothèses.
Nous utilisons les mots appropriés : « affirme », « accuse », « estime », « selon », « d’après », lorsque les faits ne sont pas indépendamment établis.
Nous ne transformons jamais une accusation en vérité par un titre ou une formulation affirmative.
12. Chercher les écarts
Le journalisme ne consiste pas uniquement à reproduire ce que disent les acteurs.
Nous examinons les écarts :
entre les promesses et les résultats ;
entre les lois et leur application ;
entre les budgets et les réalisations ;
entre les discours et les faits ;
entre les chiffres et les réalités observées sur le terrain.
Ces contradictions peuvent révéler une information importante.
Mais nous ne leur attribuons jamais une cause ou une intention que nous ne pouvons documenter.
13. Donner la possibilité de répondre
Toute personne, entreprise ou institution faisant l’objet d’accusations sérieuses doit, dans la mesure du possible, pouvoir répondre avant publication.
Nous lui accordons un délai raisonnable compatible avec l’urgence de l’information.
Son silence n’empêche pas nécessairement la publication. Lorsque cela est pertinent, nous précisons qu’elle a été sollicitée.
L’équité ne consiste cependant pas à donner artificiellement le même poids à toutes les affirmations. Notre responsabilité reste d’établir les faits.
14. Respecter la dignité des personnes
Une personne arrêtée, poursuivie ou accusée n’est pas présentée comme coupable avant qu’une décision judiciaire ne l’établisse.
Nous accordons une attention particulière aux enfants, victimes de violences sexuelles, victimes de conflits, personnes déplacées et autres personnes vulnérables.
Nous racontons les conséquences humaines de l’actualité sans fabriquer l’émotion ni exploiter la souffrance.
L’intérêt public guide nos décisions.
IV. PROTÉGER NOTRE INDÉPENDANCE
15. Nous informons. Nous ne militons pas.
Le journaliste peut interroger le pouvoir, révéler une injustice, documenter un dysfonctionnement ou donner la parole à ceux que l’on entend peu sans devenir militant.
Aucun intérêt politique, économique, diplomatique, institutionnel, religieux, idéologique ou personnel ne dicte notre traitement.
Comprendre un acteur ne signifie pas le défendre.
Critiquer des faits ne signifie pas combattre une personne.
Notre travail consiste à établir et éclairer le réel.
16. Éviter les conflits d’intérêts
Un journaliste ne traite pas une affaire dans laquelle ses intérêts personnels, financiers, professionnels ou familiaux compromettent son indépendance ou peuvent raisonnablement faire douter de celle-ci.
Tout conflit d’intérêts réel ou potentiel doit être signalé au responsable éditorial.
Lorsque cela est nécessaire, le journaliste se retire du traitement du sujet.
17. Une information ne s’achète pas
Aucun journaliste d’ACTUALITE.CD ne peut recevoir de l’argent, un cadeau ou un avantage en échange de la publication, de la modification ou de la suppression d’une information.
Les cadeaux ou avantages susceptibles de créer une dépendance, ou l’apparence d’une dépendance, doivent être refusés.
Un voyage ou une prise en charge par une organisation extérieure ne crée aucune obligation de publier.
Une source, une personnalité ou une institution ne valide pas nos articles avant publication. Une vérification ponctuelle d’un chiffre, d’un fait technique ou d’une citation peut être effectuée lorsque la rédaction l’estime nécessaire.
La décision finale appartient à ACTUALITE.CD.
V. PUBLIER AVEC PRÉCISION ET RESPONSABILITÉ
18. Chaque mot, chaque titre, chaque image compte
La précision n’est pas seulement une technique. C’est une exigence éthique.
Un mot peut éclairer une situation. Il peut aussi la déformer.
Nos titres doivent refléter fidèlement les faits. Nous évitons le sensationnalisme, les citations sorties de leur contexte et les formulations plus affirmatives que les informations dont nous disposons.
Une photographie ou une vidéo présentée comme documentaire doit refléter la réalité.
Nous ne manipulons pas une image de manière à changer le sens d’une scène.
Les images violentes ou choquantes ne sont publiées que lorsque leur valeur informative le justifie. Nous considérons toujours la dignité des personnes représentées et les conséquences possibles de la publication.
19. Corriger fait partie du journalisme
ACTUALITE.CD reconnaît ses erreurs et les corrige rapidement.
Lorsqu’une erreur substantielle a été publiée, la correction doit être visible et permettre au public de comprendre ce qui était inexact et ce qui est désormais établi.
Nous ne supprimons pas discrètement une erreur importante pour faire comme si elle n’avait jamais existé.
La crédibilité ne consiste pas à prétendre ne jamais se tromper.
Elle consiste aussi à savoir reconnaître et corriger ses erreurs.
VI. UNE SEULE EXIGENCE, SUR TOUS NOS SUPPORTS
20. Les formats changent. Nos principes ne changent pas.
Site, X, Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, photographie, vidéo, direct ou tout autre support : les principes de cette charte s’appliquent partout où ACTUALITE.CD publie.
La brièveté d’un post ou l’urgence d’un direct ne diminuent pas notre obligation de vérification.
Les journalistes d’ACTUALITE.CD veillent également à ce que leurs prises de position publiques et leurs activités sur les réseaux sociaux ne compromettent pas leur indépendance professionnelle ni la crédibilité du média.
L’intelligence artificielle peut assister le travail journalistique. Elle ne remplace ni le journaliste, ni les sources, ni le terrain, ni la vérification.
Une IA n’est pas une source.
Tout fait, chiffre, citation ou affirmation obtenu avec son assistance doit être vérifié.
La responsabilité finale de ce que publie ACTUALITE.CD reste humaine et éditoriale.
NOTRE FRONTIÈRE : L’INFORMATION N’EST PAS À VENDRE
ACTUALITE.CD distingue clairement son activité journalistique de son activité commerciale.
Une publicité, un contenu sponsorisé, un partenariat de marque ou toute autre communication commerciale doit être identifiable comme tel par le public.
Un annonceur peut acheter un espace publicitaire ou financer un contenu commercial clairement identifié.
Il ne peut acheter :
une information ;
un traitement favorable ;
le silence de la rédaction ;
la modification d’un article journalistique ;
la suppression d’une information ;
ou une orientation éditoriale.
Une relation commerciale avec ACTUALITE.CD ne protège aucune entreprise ou institution d’un traitement journalistique lorsque l’intérêt public le justifie.
La décision de publier, de modifier, de mettre à jour ou de retirer un contenu journalistique appartient à la rédaction.
AVANT DE PUBLIER
Face à une information importante ou à une situation difficile, chaque journaliste d’ACTUALITE.CD doit pouvoir répondre à cinq questions :
Est-ce vrai ?
Comment le savons-nous ?
Avons-nous suffisamment vérifié ?
Sommes-nous justes envers les faits et les personnes concernées ?
Pouvons-nous expliquer et assumer publiquement la manière dont nous avons travaillé ?
Si un doute sérieux demeure, le journaliste consulte son responsable éditorial avant publication.
Aucune charte ne peut prévoir toutes les situations.
Lorsque les règles ne suffisent plus, nous revenons à notre méthode :
observer ;
douter ;
vérifier ;
recouper ;
contextualiser ;
expliquer.
Le journaliste ne possède pas la vérité.
Il travaille, avec méthode et humilité, à s’en approcher.
ACTUALITE.CD
La RDC se raconte ici.
Être les premiers est une ambition. Être justes est une obligation.