Le maire de la ville de Bandundu a appelé, ce lundi 14 septembre, au report à une date ultérieure de la marche annoncée par la Coalition C64, après avoir été officiellement saisi par la section provinciale à ce sujet.

Dans sa correspondance, Moïse Monshengo justifie cette décision par « l’atmosphère politique du moment dans la ville de Bandundu ». Il a, par ailleurs, instruit la Police nationale congolaise de « sécuriser la ville, d’éviter tout attroupement humain sur les artères principales et dans les rues ».

La réponse de la section provinciale ne s’est pas fait attendre. Contactée par Actualité.cd, la coalition a confirmé le maintien de la manifestation, estimant que le maire « n’a aucun droit de l’interdire », le régime applicable aux manifestations étant, selon elle, celui de l’information.

« Nous avons prévu de marcher et nous allons marcher, peu importe l’interdiction du maire, notre programme est maintenu. La manifestation aura lieu. Nous allons respecter l’itinéraire tel que décrit dans notre lettre. Nous n’allons pas céder à l’intimidation du maire de la ville. Il n’y a aucun climat politique à Bandundu qui peut nous empêcher de marcher », réagit Dieudonné Nzimbu, coordonnateur adjoint d’Ensemble pour la République Kwilu 1.

À Bandundu, les membres de la section provinciale de la Coalition C64 prévoient de partir du rond-point de la Place de la Femme pour rejoindre l’Assemblée provinciale, où un mémorandum doit être remis.

Jonathan Mesa