Les députés nationaux et les sénateurs reprennent ce mardi les travaux de la session ordinaire de septembre au Palais du Peuple. Traditionnellement consacrée à l’examen du budget de l’État, cette session s’ouvre dans un contexte marqué par de nombreux enjeux politiques, sécuritaires et sociaux.

Adopté vendredi dernier en Conseil des ministres, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 figure parmi les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour.

Un budget 2027 en hausse de 12 %

Au cours de cette session, l’Assemblée nationale et le Sénat devront examiner et adopter le budget de l’État pour l’exercice 2027.

Le projet de budget, adopté en Conseil des ministres, est équilibré à 57 500 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Ce montant représente une hausse de 12 % par rapport au budget 2026.

Le Gouvernement prévoit notamment des financements pour :

  • La sécurité et la défense ;
  • Les infrastructures ;
  • L’enseignement de base ;
  • La couverture santé universelle ;
  • Les programmes militaires et policiers.

Le dialogue politique au cœur des attentes
 

Au-delà des questions budgétaires, les parlementaires entament cette session dans un climat politique particulièrement animé.

L’annonce d’un dialogue par le Président de la République ouvre une nouvelle séquence politique dans un contexte marqué par des divergences persistantes entre la majorité au pouvoir et l’opposition.

Les débats autour de cette initiative devraient retenir l’attention des élus au cours des prochains mois.

Le dossier sensible du référendum

Autre sujet majeur de la session : la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum.

Déjà examinée par les deux chambres du Parlement, cette initiative législative est revenue devant les élus pour une nouvelle délibération, avec pour objectif d’apporter davantage de clarté et de sécurité juridique au texte.

Ce dossier intervient alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de polariser la classe politique.

De son côté, la Coalition Article 64 maintient son opposition à toute modification de la Constitution et annonce une manifestation prévue ce 15 septembre.

Des défis sécuritaires et sociaux persistants

La situation sécuritaire et humanitaire figure également parmi les préoccupations majeures de cette rentrée parlementaire.

Les élus seront appelés à débattre des crédits destinés à la défense nationale ainsi qu’aux interventions humanitaires, alors que l’Est du pays reste confronté à l’insécurité et aux conséquences du conflit.

À ces enjeux s’ajoutent plusieurs préoccupations sociales, notamment l’emploi, l’éducation, la santé et le pouvoir d’achat des populations. Les parlementaires devront également se pencher sur les conséquences des différents drames enregistrés ces derniers mois dans plusieurs provinces du pays.

Cette session de septembre s’annonce ainsi comme l’une des plus importantes de l’année, entre examen du budget 2027 et gestion de dossiers politiques particulièrement sensibles.