À l’issue de ses vacances parlementaires, le député national Éric Tshikuma, élu de Bandalungwa à Kinshasa, interpelle le Gouvernement sur les moyens à consacrer à l’assainissement et à la sécurité dans la capitale.
Dans un courrier adressé au Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, l’élu appelle à une intervention « urgente et structurante ».
Le déficit d’équipements dans les communes et les unités de la Police nationale congolaise (PNC) constitue, selon Éric Tshikuma, l’un des principaux freins à l’amélioration des services publics de proximité à Kinshasa.
Après avoir effectué le constat sur le terrain durant ses vacances parlementaires, le député national a saisi officiellement le ministre de l’Intérieur afin de solliciter une réponse gouvernementale articulée autour de deux priorités : l’assainissement et la sécurité.
Sur le volet de la salubrité, Éric Tshikuma demande que chacune des 24 communes de Kinshasa puisse bénéficier d’une dotation en équipements adaptés. Sa proposition porte notamment sur la mise à disposition de tricycles, d’un camion-benne, d’une tractopelle ainsi que de matériels d’assainissement.
Pour l’élu de Bandalungwa, ces équipements doivent permettre aux administrations communales de disposer d’une capacité opérationnelle suffisante pour répondre aux besoins quotidiens des populations en matière de gestion des déchets et d’entretien des espaces urbains.
Au-delà de la seule question de la propreté, cette revendication renvoie à un enjeu plus large de gouvernance locale : donner aux communes les moyens matériels correspondant aux responsabilités qui leur sont confiées.
Renforcer la mobilité de la Police
Le deuxième volet du plaidoyer concerne la sécurité. Éric Tshikuma estime que la Police opérant dans les quartiers de Kinshasa doit renforcer ses capacités de mobilité et d’intervention. Il sollicite ainsi la dotation des commissariats et sous-commissariats de la capitale en motos, véhicules utilitaires d’intervention rapide et véhicules fourgons.
L’objectif affiché est de permettre aux forces de l’ordre de répondre plus rapidement aux sollicitations des populations et d’améliorer leur présence sur le terrain.
Pour le député national, l’effort ne devrait toutefois pas se limiter à l’acquisition de véhicules. Il appelle également le Gouvernement à poursuivre la modernisation des outils de travail de la Police, ainsi que celle de ses infrastructures, notamment les sous-commissariats.
Les Maisons communales également dans le viseur
Le plaidoyer s’étend aux infrastructures administratives des communes. Éric Tshikuma considère que la modernisation et la réhabilitation des Maisons communales constituent un chantier important pour rapprocher l’administration des citoyens. Ces bâtiments, qui incarnent l’autorité de l’État et constituent des points de contact directs entre l’administration et la population, devraient, selon lui, offrir un environnement à la hauteur des exigences du service public.
À travers cette démarche, le député national veut placer la question des moyens des services publics de proximité au cœur de l’action gouvernementale à Kinshasa. Son plaidoyer met ainsi en avant une équation simple : une capitale propre et sûre nécessite des administrations locales et des services de sécurité suffisamment équipés pour agir efficacement sur le terrain.
Pour Éric Tshikuma, une intervention du Gouvernement central sur ces différents fronts contribuerait à renforcer l’efficacité de l’action publique et à réaffirmer l’engagement des autorités en faveur d’une Kinshasa propre, sûre et prospère.
Reste désormais à savoir quelle suite le Gouvernement réservera à cette demande et, surtout, dans quelle mesure les équipements sollicités pourront être intégrés aux priorités budgétaires et opérationnelles de l’État.
Olivier KAFORO