
La rentrée scolaire, maintenue ce mardi 1er septembre dans le territoire de Masisi, s’annonce difficile dans plusieurs zones du Nord-Kivu en raison de l’insécurité. Les sous-divisions éducationnelles Masisi 1 et 5 ainsi que plusieurs villages affectés par les récents affrontements sont particulièrement concernés.
Selon des sources locales, dans les deux groupements d’Ufamandu, à cheval entre le secteur de Katoyi et la chefferie des Bahunde, de nombreuses familles ont fui les combats entre l’AFC-M23 et les groupes Wazalendo.
Depuis Busurungi, dans le territoire de Walikale, où il s’est réfugié, un acteur du secteur éducatif estime que la reprise des cours est difficilement envisageable dans certaines zones.
« Ici, chez nous à Ufamandu, c’est impossible qu’il y ait ouverture parce que toute la population du centre de Remeka a fui. Les enseignants ne peuvent pas non plus rentrer. »
Selon lui, les familles déplacées cherchent désormais à assurer l’encadrement scolaire des enfants dans les localités où elles ont trouvé refuge.
Des écoles pourraient être relocalisées
Malgré ces difficultés, le chef de la sous-division éducationnelle Masisi 1, qui couvre notamment le secteur Osso-Banyungu, confirme le maintien de la rentrée scolaire.
Luc Nyamulinduka indique que des mesures sont envisagées pour permettre aux élèves des zones les plus touchées de poursuivre leur scolarité. Certaines écoles situées sur les axes Lwibo, Burora, Ngesha et Butsoro pourraient ainsi être temporairement relocalisées au chef-lieu du territoire.
Cette mesure vise à assurer la continuité des cours dans les zones où l’insécurité empêche le retour des élèves et des enseignants.