Publié le sam, 12/09/2026 - 11:05 | Modifié le sam, 12/09/2026 - 11:06

À l’occasion de la Journée internationale de la coopération policière célébrée le 7 septembre, la société civile de Djugu a dénoncé, le 11 septembre, l’absence de policiers dans plusieurs localités du territoire, ainsi que l’insuffisance des effectifs et des moyens logistiques là où des agents sont déployés.

Selon la société civile, des localités comme Tse, Logo Takpa, Joo et Kparnganza restent sans policiers pour assurer la sécurité des habitants. À Bule, plus de 50 000 déplacés regagnent progressivement leurs villages, mais la zone demeure sans présence policière. Plus de 60 sites de déplacés dans Djugu sont également concernés.

Là où des policiers sont déployés, le manque de moyens de déplacement et d’équipements limite les patrouilles et les interventions.

« Il y a des endroits où la police n’existe pas et ailleurs, les policiers manquent de moyens. Comment peuvent‑ils protéger les habitants ? », déplore Charité Banza, membre de la société civile.

Protection des personnes vulnérables

Le commissaire divisionnaire Ngoy Sengelwa affirme que les policiers sont sensibilisés à la protection des personnes vulnérables. Il appelle les partenaires à soutenir les efforts du gouvernement pour améliorer les capacités opérationnelles de la police.

« En Ituri, la personne vulnérable, c’est cette femme victime de violences, cet enfant enrôlé de force, ce déplacé qui a tout perdu. Notre premier devoir, c’est de les protéger », a‑t‑il déclaré.

Les mêmes problèmes sont signalés dans les territoires de Mambasa et d’Irumu, où les populations attendent toujours le déploiement de policiers pour renforcer la sécurité.

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