Neuf élèves seulement, sur les 255 attendus, se sont présentés à l’EP1 INERA Mvuazi, une ecole conventionnée catholique de Mbanza-Ngungu (Kongo-Central) lors du premier jour de l’année scolaire 2026-2027, mardi 1er septembre.

Dans cet établissement de la province éducationnelle Kongo-Central 2, la rentrée s’est déroulée dans des salles de classe presque vides. Les responsables de l’école dénoncent une habitude devenue récurrente chez certains parents : attendre la deuxième semaine de cours avant d’envoyer leurs enfants à l’école.

Le premier jour de la rentrée scolaire n’a pas connu l’affluence espérée à l’EP1 INERA Mvuazi. Malgré la présence des enseignants, la majorité des élèves étaient absents. Une situation que regrette le directeur de l’établissement:

« Nous sommes là avec les enseignants, mais il n'y a aucun élève jusque-là. C'est devenu une coutume, ils font passer d'abord la première semaine et ils surprennent les gens la semaine suivante. On les voit inonder l'école le lundi d'après. »

Malgré l'attente et la préparation des responsables de l'école, jusqu'à midi, seuls neuf garçons avaient répondu à l'appel. Aucune fille n'étant présente. Un constat préoccupant pour l'inspectrice Esther Kitala, venue superviser cette première journée de rentrée scolaire. Elle lance cet appel aux parents:

« Nous demandons à ce que les parents nous envoient les enfants, même avec les vieux uniformes, ils peuvent toujours venir étudier. Les enseignants les attendent, ils sont là jusqu'à 12h50. Ils ont préparé des matières, parce que le nombre des jours requis pour une année scolaire est fixé et ne change pas. »

Face à cette situation, l’inspectrice Kitala rappelle aux parents que chaque journée de cours compte. Elle les exhorte à respecter le calendrier scolaire, afin gʻde permettre aux élèves de bénéficier pleinement des enseignements dès le premier jour de la rentrée.