Publié le jeu, 10/09/2026 - 17:35 | Modifié le jeu, 10/09/2026 - 17:35

Les femmes maraîchères qui exploitaient le terrain de l’Office national des transports (ONATRA), situé au quartier Saïco à Boma (Kongo-Central), dénoncent leur délogement sans préavis. Elles affirment avoir été contraintes de quitter le site alors que leurs cultures et leurs semences étaient encore en pleine croissance. Après la destruction de leurs récoltes, liée aux travaux en cours menés par une entreprise française, elles réclament une indemnisation pour les pertes subies.

Selon plusieurs exploitantes agricoles, des tracteurs sont intervenus sur le terrain maraîcher et ont détruit de nombreuses cultures avant leur récolte. Cette situation a plongé dans l’inquiétude des dizaines de femmes, qui dépendaient principalement de cette activité pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Des cris de détresse

L’une d’elles, Sylvie Yayabu déplore les conséquences de cette destruction sur la vie de son ménage :

« Nous cultivions des oignons, des poivrons, des tomates et plusieurs autres produits ici. Mais tout a été détruit. Je ne sais si mes enfants vont pouvoir étudier cette année. Nous demandons qu'on nous donne l’argent qui nous a été promis, afin de nous aider à préparer la rentrée scolaire de nos enfants ».

Face aux revendications des maraîchères, Mavinga Nzau, policier chargé du patrimoine foncier de l’ONATRA, assure que des démarches ont déjà été engagées afin d’évaluer les pertes enregistrées.

La Caritas évalue les dégâts

Selon lui, les agents de Caritas se sont rendus sur place pour procéder à l’évaluation des semences et des cultures détruites en vue d’un accompagnement des victimes :

« Les agents de Caritas sont venus sur place pour évaluer la valeur des semences perdues. Ils nous ont expliqué qu’il ne s’agirait pas d’une compensation en argent, mais plutôt d’un appui matériel correspondant au montant estimé. Chaque bénéficiaire a donc indiqué le matériel dont elle a besoin pour poursuivre ses activités. »

En attendant la concrétisation de cette assistance, les exploitantes agricoles lancent un appel aux autorités locales. Elles demandent notamment au maire de Boma de leur attribuer un autre site afin qu’elles puissent poursuivre leurs activités maraîchères et continuer à subvenir aux besoins de leurs familles.

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