
Le parti politique Bisoïté nationale pour un Congo fort et prospère (BNCFP) soutient le dialogue national annoncé le 27 août par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans une déclaration faite mardi 1er septembre à Kinshasa lors d’une conférence de presse, cette formation a présenté plusieurs propositions de réformes institutionnelles et politiques.
Le président ad intérim de la BNCFP, Bobo Ngonda Lingolo Bionic, a indiqué que son parti souhaite que le dialogue soit conduit comme un processus allant « de la base au sommet ».
Parmi les propositions avancées figure la suppression du Sénat et des Assemblées provinciales. La BNCFP préconise également de remplacer le poste de Premier ministre par celui de vice-président.
Le parti propose aussi la suppression des gouvernements provinciaux au profit d’une administration renforcée. Il plaide, par ailleurs, pour une administration territoriale fondée sur la compétence et la présence de non-originaires.
Sur la cohésion nationale, la BNCFP appelle à un « dialogue de réformes courageuses, sans tabou ». Elle estime notamment que la participation des groupes armés au processus devrait être conditionnée au « dépôt préalable des armes ».
La formation politique souhaite également que le dialogue soit piloté par des « personnalités intègres ». Elle propose le règlement des conflits coutumiers ainsi qu’une réforme foncière destinée à sécuriser les terres communautaires.
La BNCFP appelle enfin à une participation communautaire au dialogue et souhaite qu’une place soit accordée aux jeunes et aux femmes congolaises.
Le parti invite également l’opposition républicaine à participer aux efforts visant, selon lui, à préserver l’État.
« L’opposition la plus noble est celle qui sait se tenir aux côtés du Gouvernement quand l’existence même de l’État est en jeu », a affirmé son président ad intérim.