Le secrétaire général et président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a une nouvelle fois défendu la politique du président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il s’est exprimé ce mercredi 2 septembre 2026 lors d’une matinée politique organisée à la Fédération de la Tshangu, à Kinshasa.
Devant les militants du parti présidentiel, Augustin Kabuya a estimé que Félix Tshisekedi agit au moment opportun, notamment dans sa volonté de faire pression sur le Rwanda et son président, Paul Kagame, dans le contexte de la crise sécuritaire qui persiste dans l’Est de la RDC.
« Le Président Tshisekedi est dans son temps. Les gens ne comprennent pas », a-t-il déclaré.
« Ils ont engagé des gens pour le combattre avec les armes »
Le SG de l’UDPS/Tshisekedi a ensuite dénoncé les différentes formes d’opposition auxquelles le chef de l’État serait confronté. Selon lui, certains adversaires cherchent à combattre Félix Tshisekedi par les armes, tandis que d’autres privilégient les attaques verbales.
« Ils ont engagé des gens pour le combattre avec les armes, d’autres par des insultes. Ils veulent quoi finalement ? », s’est interrogé Augustin Kabuya.
Lors de cette matinée politique, il a établi un lien direct entre le combat politique contre le président Tshisekedi et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Kabuya accuse l’opposition de vouloir affaiblir la pression sur Kigali
Augustin Kabuya a également formulé de graves accusations contre l’opposition congolaise. Il estime que certains opposants chercheraient à obtenir le départ du président Félix Tshisekedi au moment où celui-ci exerce une pression sur Kigali.
« Ils veulent que le Président Félix Tshisekedi cesse de mettre la pression sur Kagame et que celui-ci vienne nous ravir la partie orientale de notre pays et qu’elle soit annexée au Rwanda », a-t-il affirmé.
Une déclaration qui intervient alors que Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutenir des groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.
Pour le secrétaire général de l’UDPS, la question sécuritaire doit ainsi rester au cœur du débat politique national et ne peut être dissociée de la défense de l’intégrité territoriale de la RDC.
« Pour que Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Kagame quitte d’abord »
Augustin Kabuya a enfin livré une formule destinée à ses adversaires politiques, qu’il présente comme un préalable à toute demande de départ de Félix Tshisekedi.
« Si quelqu’un vient te dire que Tshisekedi doit quitter le pouvoir, il faut lui dire : pour que Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Kagame quitte d’abord », a-t-il lancé.
Cette déclaration traduit, selon lui, la priorité accordée par le camp présidentiel à la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC dans le contexte de la guerre dans l’Est.
José Mukendi