Publié le lun, 07/09/2026 - 05:09 | Modifié le lun, 07/09/2026 - 05:09

Les vendeurs ambulants font désormais partie du paysage urbain de Kinshasa. Présents sur les principales avenues de la capitale du lever au coucher du soleil, ils commercialisent divers produits pour subvenir à leurs besoins. Au-delà de son aspect économique, cette activité est perçue par certains observateurs comme un moyen de lutte contre le chômage, la mendicité et certains actes de délinquance. 
 
À longueur de journée, des hommes et des femmes de tous âges sillonnent les rues de Kinshasa à la recherche de clients. Ils proposent une variété de produits de consommation courante, notamment de l'eau en sachet ou en bouteille, du pain, des saucisses, des beignets, des arachides, des œufs, des légumes, de la farine ainsi que bien d'autres articles.
Certains utilisent des messages publicitaires préenregistrés diffusés à l'aide d'un mégaphone. D’autres préfèrent attirer l'attention de la clientèle en criant directement le nom de leurs produits.
Ces commerçants ambulants ne disposent d'aucun point de vente fixe. Ils vont de maison en maison, fréquentent les bars et parcourent les principales artères de la capitale, bravant parfois une circulation routière particulièrement dense, y compris sur les avenues les plus fréquentées.
Principale source de revenus
Les vendeurs rencontrés par Radio Okapi expliquent que ces petites activités commerciales constituent leur principale source de revenus. Pour certains, elles permettent de subvenir aux besoins de leurs familles, notamment en prenant en charge les frais de scolarité des enfants. Pour d'autres, elles représentent une alternative à l'oisiveté et les préservent des comportements déviants tels que le vol ou la mendicité.
L'un des vendeurs interrogés, spécialisé dans la vente de pain et de saucisses, affirme exercer ce métier depuis plus de vingt ans. Selon lui, cette activité lui a permis de faire vivre sa famille et d'assurer l'éducation de ses enfants.
Les plus jeunes reconnaissent également que cette activité, malgré les difficultés qu'elle comporte, demeure une option préférable à l'inactivité dans un contexte où les opportunités d'emploi restent limitées.
Un levier d’intégration
« Lorsque nous gagnons notre propre argent, nous ne sommes pas tentés de voler ni de tendre la main dans les rues, comme c'est malheureusement le cas pour certains jeunes à Kinshasa », a confié l’un d’eux.
Pour ces vendeurs ambulants, le petit commerce représente donc bien plus qu'un simple moyen de subsistance : il constitue un levier d'autonomie, de dignité et d'intégration sociale dans un environnement économique marqué par un taux élevé de chômage et la précarité.

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