Le cycliste congolais Miguel Masaïsaï est arrivé à Brazzaville (Congo) dimanche 6 septembre 2026, en provenance de Kinshasa (RDC). Ce voyage, effectué dans le cadre de son projet « Pedals for Peace (Pédaler pour la paix) », doit le conduire jusqu'à Rabat, au Maroc.

Après quelques minutes de navigation, Miguel Masaïsaï a débarqué sur l'autre rive du fleuve Congo, où il a été accueilli par une délégation de cyclistes brazzavillois soutenant également le projet « Pedals for Peace ».

« Jour 67, Pedals for Peace est de retour. Je suis déjà à Brazzaville. Nous voulons la paix dans l'Est du Congo. On est ensemble, la route continue. Rabat, nous arrivons ! », s'est exprimé Miguel Masaïsaï dans une vidéo.

Espoir de paix dans l'Est de la RDC

Après avoir passé près d'un mois à Kinshasa afin d'effectuer plusieurs démarches administratives, notamment l'obtention des visas nécessaires à la poursuite de son voyage en toute sérénité, Miguel Masaïsaï a traversé le fleuve Congo dimanche.

Pour reprendre son périple à vélo, qui en était à son 67ᵉ jour, il a quitté le Palais du Peuple à 10 h 30 pour arriver au Beach Ngobila à 11 h 45. Il était accompagné de cyclistes kinois, d'amateurs de roller, de motards ainsi que de nombreux sympathisants soutenant son projet « Pedals for Peace ».

À son arrivée au Beach Ngobila, il a livré un message important avant de traverser le fleuve Congo :

« Je dis merci à tous les Kinois. Je remercie également le Conseil national de la jeunesse qui m'a accompagné depuis mon arrivée à Kinshasa. Merci à tout le monde, j'ai été très bien accueilli à Kinshasa. La route continue aujourd'hui. Le message que j'adresse à mes frères de l'Est est de garder espoir : bientôt, nous aurons une paix durable. Continuons tous à multiplier les actions en faveur de la paix afin qu'elle puisse revenir dans l'Est de notre pays. »

Parti de Goma en mai 2026, Miguel Masaïsaï était arrivé à Kinshasa le 5 août dernier après avoir parcouru plus de 6 500 kilomètres à vélo.

Son objectif consiste à rallier la ville de Rabat, au Maroc, afin de porter le message de paix des habitants de l'Est de la République démocratique du Congo. Ces derniers souffrent depuis plus de trente ans de l'insécurité causée par la présence de groupes armés et de forces étrangères sur le territoire congolais.