Ce jeudi matin, les journaux parus dans la capitale congolaise et la presse en ligne commentent largement la rentrée parlementaire prévue le 15 septembre. Une rentrée qui intervient dans un contexte de débats au sein de la classe politique, cette date coïncidant avec la marche annoncée par la coalition d’opposition C64 contre toute tentative de modification de la Constitution, qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.

Kabuya propose une ouverture en soirée

Commençons par le quotidien Infos 27, qui titre à sa Une : « Rentrée parlementaire : Kabuya propose une ouverture en soirée pour déjouer le plan de la C64 ».

Le journal revient sur la proposition d’Augustin Kabuya de maintenir la rentrée parlementaire au 15 septembre, mais de décaler la cérémonie solennelle à 18 heures. Le président de l’UDPS invoque des raisons sécuritaires, alors que la C64 prévoit une manifestation dont le Palais du Peuple doit être le point de chute.

Pour Infos 27, ce décalage permettrait d’éviter un face-à-face entre manifestants et parlementaires et de réduire les risques de tensions autour du siège du Parlement.

Actualite.cd : Rentrée parlementaire : Augustin Kabuya demande le décalage de la cérémonie d'ouverture en soirée pour éviter des confrontations avec la marche de l’opposition

A cinq jours de la rentrée parlementaire, prévue le 15 septembre, la coïncidence avec une marche annoncée par l’opposition suscite des inquiétudes. Actualite.cd revient sur la demande d’Augustin Kabuya de décaler la cérémonie d’ouverture à la soirée.

Le député national Augustin Kabuya a saisi le bureau de l’Assemblée nationale pour proposer que la cérémonie solennelle de rentrée parlementaire se tienne le 15 septembre dans la soirée. Il évoque le risque de tensions entre manifestants et députés, la marche de l’opposition devant notamment viser le Palais du Peuple.

Le secrétaire général de l’UDPS estime également que ce décalage permettrait de limiter les perturbations de la circulation à Kinshasa et de préserver le caractère solennel de la rentrée parlementaire. Il rappelle par ailleurs que le droit de manifester est garanti par la Constitution.

La presse en ligne aborde abondamment cette démarche. L’Agence Congolaise de Presse (ACP), rapporte également que le secrétaire général de l'UDPS a sollicité un réaménagement de l'horaire de l'ouverture de la session pour des raisons préventives et sécuritaires.

Pour Actualité.cd, à 5 jours de la rentrée parlementaire, Augustin Kabuya dit craindre des confrontations entre manifestants et députés nationaux.
De son côté, La Tempête des Tropiques apporte des précisions sur cette lettre datée du 7 septembre adressée au président de l'Assemblée nationale. Le quotidien souligne la volonté d'Augustin Kabuya d'éviter que cette cérémonie officielle ne serve de prétexte à des provocations ou ne soit instrumentalisée par des manifestants de l'opposition qui prévoient de faire du Palais du Peuple leur point de chute.
Mais au-delà de cet aménagement d'horaire, la presse s'interroge sur le climat politique global qui entoure cette rentrée et l'attente du dialogue national.
Le Nouvel Observateur livre une analyse tranchante sous le titre : « Alors que l'ordonnance présidentielle sur le dialogue se fait attendre, des opportunistes de tous bords se font déjà entendre ».
Le confrère constate une effervescence dans les salons politiques et les médias depuis le message à la nation du 27 août dernier.
Outre cette question d’ordre politique, le second volet de notre revue s'attarde sur les développements sécuritaires et judiciaires signalés dans l'Est et dans le Haut-Katanga.