La 9e édition de la Grande Rentrée littéraire de Kinshasa s’est ouverte jeudi 10 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles, dans la commune de la Gombe. Placée sous le thème « Littérature, gardienne des mémoires et clé du développement », cette rencontre réunit des écrivains, éditeurs, intellectuels et passionnés du livre autour de plusieurs débats sur l’avenir de la création et de la pensée en RDC.

Les échanges portent notamment sur les difficultés qui affectent la chaîne du livre, de la production à la diffusion, ainsi que sur les moyens de soutenir le secteur littéraire congolais.

Des difficultés liées à la diffusion et au pouvoir d’achat

Lors des échanges, le député national Delly Sessanga a évoqué les difficultés économiques et logistiques auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur.

« La littérature a beaucoup perdu. Parce que d'abord vous avez très peu de canaux de diffusion et vous avez aussi une question de pouvoir d'achat », a-t-il déclaré, plaidant pour des mesures d’accompagnement en faveur du secteur.

Les participants ont notamment évoqué la nécessité de renforcer les circuits de distribution et de mettre en place des mesures d’incitation, notamment fiscales, afin de soutenir la production et la diffusion des œuvres littéraires.

Vernissage et valorisation du débat d'idées

La journée d’ouverture a également été marquée par la présentation et le baptême de l’ouvrage Militariser l’agriculture, de l’écrivain Didier Mumengi, sous le patronage du professeur Jean-Jacques Muyembe.

Cette 9e édition de la Grande Rentrée littéraire se poursuit autour de débats consacrés à la littérature, à la mémoire et aux enjeux de développement en République démocratique du Congo.