La marche projetée ce mardi 15 septembre par la C64 n’a pas pu se tenir à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Les forces de l’ordre ont été déployées aux différents points de rassemblement, notamment à l’ISP et à l’Institut Maadini, pour faire respecter la mesure d’interdiction des manifestations publiques. L’opposition, par la voix d’Aubin Kasongo, responsable d’Envol de Delly Sessanga dans le Haut-Katanga, dénonce plusieurs interpellations et des blessés parmi ses militants.

Une situation que l’opposition qualifie de répression. Aubin Kasongo, responsable d’Envol dans le Haut-Katanga, affirme que plusieurs militants ont été interpellés.

« La situation est très tendue. On ne nous a pas permis de marcher. Beaucoup de nos militants ont été arrêtés, et nous-mêmes pourchassés. On a recensé jusqu’à présent huit arrestations parmi nos militants de la part de la police. Ils ont été interpellés au niveau de l’école Gécamines Maadini et de l’ISP où il y avait le rassemblement », déclare-t-il.

Selon lui, les organisateurs avaient pourtant officiellement sollicité l’encadrement de la police.

« On a saisi officiellement l’autorité urbaine pour que la police vienne nous encadrer. Par contre, elle est venue, cette police, pour étouffer notre manifestation. On a enregistré plusieurs blessés et j’ai échappé moi-même à un enlèvement à la suite des balles et des gaz lacrymogènes », explique Aubin Kasongo.

Cette mobilisation intervient alors que le commandement de la Police nationale congolaise dans le Haut-Katanga avait, dès la veille, placé ses unités en alerte afin de faire respecter la mesure d’interdiction des manifestations publiques prise par les autorités urbaines et provinciales.

La marche du C64, qui s’inscrit dans la contestation de l’initiative de changement de la Constitution, n’a donc pas pu se tenir à Lubumbashi.

La même situation a été observée dans plusieurs villes de l’espace Katanga. À Kalemie, dans la province du Tanganyika, les autorités avaient également refusé d’autoriser l’organisation de cette marche de l’opposition.

Pour l’heure, l’opposition dénonce des arrestations, tandis que les autorités justifient le déploiement des forces de l’ordre par la nécessité de faire respecter l’interdiction des manifestations publiques.

José Mukendi