L’épidémie de maladie à virus Ebola connaît une régression en Ituri, a annoncé mardi 15 septembre à Bunia le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe. Il appelle toutefois les autorités et les partenaires à renforcer les moyens consacrés à la riposte afin de consolider les progrès enregistrés.

Lors d’un point de presse lundi 14 septembre, le Dr Muyembe a fait état d’une amélioration de plusieurs indicateurs épidémiologiques. Il l’attribue notamment à une meilleure adhésion des communautés, à la détection précoce des cas et au référencement rapide des personnes contacts.

Il relève également une baisse des violences visant les équipes médicales et les infrastructures de soins.

« Sur le plan de l’épidémiologie, nous avons vu des indicateurs qui sont en faveur de l’espoir que nous avons pour dire que l’épidémie est en régression ici en Ituri », a annoncé Jean-Jacques Muyembe.

Il souligne notamment la diminution des attaques contre les centres de santé et l’absence de scènes observées précédemment lors des périodes les plus difficiles de l’épidémie.

Maintenir les efforts de riposte

Malgré cette évolution favorable en Ituri, Dr Muyembe appelle à maintenir la vigilance, notamment dans la province voisine du Nord-Kivu, où la circulation du virus demeure active.

Il préconise le renforcement des capacités opérationnelles et la poursuite des interventions ciblées dans les zones concernées.

Le directeur de l’INRB plaide également pour de nouveaux financements publics et des partenaires afin de poursuivre notamment les opérations d’ambulances, d’indemniser les prestataires de santé et de soutenir la surveillance épidémiologique.

Pour lui, les progrès enregistrés en Ituri doivent être consolidés afin d’éviter une nouvelle progression de l’épidémie.