La marche de la Coalition 64 (C64) prévue ce mardi 15 septembre à Kananga, dans le Kasaï-Central, n’a finalement pas eu lieu. Les forces de l’ordre ont dispersé les militants de l’opposition qui tentaient de se rassembler, à coups de gaz lacrymogènes, et plusieurs personnes ont été interpellées.

Un important dispositif sécuritaire a été déployé dans plusieurs endroits de la ville afin d’empêcher la tenue de cette mobilisation contre tout projet de changement de la Constitution. Des militants de l’Envol, de l’Alliance pour le Changement, de l’ECiDé et d’Ensemble pour la République ont été empêchés de rejoindre le rassemblement.

Parmi les personnes interpellées figure Maître Jacques Nkole, cadre d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. La résidence du secrétaire exécutif de l’ECiDé au Kasaï-Central a également été encerclée par des policiers, selon des militants de l’opposition.

Joint par Actualité.cd, Rodrick Mukenga, militant d’Ensemble pour la République, dénonce une atteinte au droit de manifester:
« Nous avons été étouffés. Notre président a été bloqué et arrêté. Nous n’avons pas pu nous mobiliser comme prévu », a-t-il déclaré.

La mairie de Kananga avait interdit cette marche, invoquant des raisons sécuritaires. La C64 avait néanmoins maintenu son appel à manifester, estimant que cette interdiction est contraire à la Constitution et réaffirmant son opposition à tout projet de modification ou de changement de la Loi fondamentale.

Michel Cyala