Le président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a remis, ce samedi 12 septembre 2026, les documents de formalisation à 537 entreprises de jeunes de Kinshasa, au cours d’une cérémonie officielle qu’il a présidée au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment des membres du gouvernement. Elle a marqué la clôture de la deuxième cohorte du Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ).

Pour le chef de l’État, cette formalisation constitue une étape importante dans le parcours des entreprises bénéficiaires. Elle doit leur permettre de disposer d’une identité juridique et de meilleures conditions pour développer leurs activités, sans pour autant les exposer à de nouvelles contraintes administratives ou fiscales.

« La formalisation donne à l’entreprise une identité juridique, renforce sa crédibilité et crée les conditions de son développement dans un environnement plus stable et mieux sécurisé. Mais la formalisation ne doit pas devenir une porte ouverte aux tracasseries administratives ou à une pression fiscale disproportionnée. Elle ne doit pas être l’aboutissement de l’accompagnement public. Elle doit en constituer le commencement », a déclaré Félix Tshisekedi.

Dans le même cadre, le président de la République a instruit le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de renforcer substantiellement le FSPEEJ, notamment en consolidant et en sécurisant ses moyens d’action. Il a également insisté sur la nécessité de rendre plus prévisibles les ressources du Fonds, tout en garantissant une gestion rigoureuse, transparente et axée sur les résultats.

Le chef de l’État a ainsi appelé à une nouvelle étape dans l’action du FSPEEJ afin qu’il devienne un instrument plus efficace de consolidation et de croissance des entreprises portées par les jeunes.

« C’est dans cet esprit que je veux voir le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes franchir une nouvelle étape et devenir un instrument encore plus efficace de consolidation et de croissance des entreprises portées par notre jeunesse », a-t-il ajouté.

Saluant une ambition devenue réalité, le directeur général du FSPEEJ, Joseph Mbuyi Mukendi, a indiqué que les documents remis aux bénéficiaires comprennent notamment un numéro de registre de commerce, une identification nationale, un numéro de certification de l’ONEM, un numéro du certificat de l’INPP, un numéro du certificat de la CNSS, ainsi qu’un numéro d’impôt et une lettre du ministère de l’Environnement.

Invitant ces jeunes à faire preuve de rigueur, de discipline et de responsabilité dans la gestion de leurs entreprises désormais formalisées, la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Emie Kutino, a rappelé que ces 537 entreprises rejoignent les 129 entreprises formalisées dans le Haut-Katanga et les 114 dans le Kasaï-Oriental, portant à 780 le nombre d’entreprises formalisées dans le cadre de la deuxième cohorte.

Il sied de rappeler que, lors de la première cohorte, le FSPEEJ avait accompagné 347 jeunes dans la formalisation de leurs entreprises, portant ainsi à 1 127 le nombre total d’entreprises accompagnées depuis le lancement de cette initiative.

Samyr LUKOMBO