Publié le mar, 08/09/2026 - 04:57 | Modifié le mar, 08/09/2026 - 05:48
Vingt-quatre déplacés ont été interpellés à l’issue d’une opération de bouclage et de fouille menée sur le site de Kigonze, à Bunia (Ituri). Les services de sécurité recherchaient des présumés hommes armés. L’opération a toutefois provoqué de vives tensions entre les déplacés et les forces de sécurité, entraînant des tirs de sommation pour rétablir l’ordre.
Des éléments des FARDC, des services de renseignements et de la Police nationale congolaise (PNC) sont intervenus vers une heure du matin. Ils ont procédé à la fouille des abris de fortune du site à la recherche de présumés hommes armés.
Aucune arme trouvée
Selon des sources de sécurité, aucune arme ni aucun autre effet suspect n’a été découvert au cours de cette opération. Malgré cela, 24 personnes ont été arrêtées puis conduites à l’état-major de la 32ᵉ région militaire à Bunia.
Le comité des déplacés affirme que plusieurs des personnes interpellées sont des mineurs scolarisés. Il indique également ignorer les motifs de cette nouvelle opération et demande leur libération.
Le président du site, Joseph Katho, a exprimé sa désolation :
« Notre cri d’alarme est que ces jeunes soient libérés parce que certains sont des enfants qui étudient. Ce camp a été ciblé plusieurs fois. Il y a des services de sécurité qui procèdent souvent à des bouclages dans ce site. »
Incendie d’un hangar
Pendant le bouclage, des déplacés en colère ont incendié un hangar abritant une position des FARDC à la périphérie du site. Des militaires ont alors effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants qui tentaient de faire libérer par la force les personnes interpellées.
Depuis lundi matin, le calme est revenu sur le site de Kigonze. Toutefois, un climat de méfiance persiste entre les déplacés et les services de sécurité. Par crainte de nouvelles opérations, certains déplacés ont préféré passer la nuit dans des quartiers voisins.
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